Les secrets de l’Algarve

C’est le cas des villages de Ferragudo, perché sur sa colline face à Portimāo, et de Carvoeiro, dont les plus belles plages de l’Algarve, la praia da Marinha. Dissimulée au creux de falaises de 50 mètres de haut, elle déroule un ruban de sable doré entre des formations rocheuses sculptées par les vagues. Pour y accéder, il faut descendre par des sentiers à flanc de roches : sujets au vertige s’abstenir.

À Lagos, on tombe sur le même genre de formations rocheuses à Ponta da Piedade. Au pied des pitons rocheux se déroule un ballet incessant de barques qui proposent de montrer les grottes par la mer. L’excursion dure une trentaine de minutes. Elle permet de mesurer la hauteur vertigineuse des falaises, la puissance des vagues dans les cavités rocheuses et la couleur turquoise de l’eau.

Lagos mérite aussi le détour pour son patrimoine. Capitale de l’Algarve entre 1576 et 1756, elle conserve quartier ancien, rues pavées et murailles romaines. Nous visitons le forte da Ponta da Bandeira, une forteresse du XVIIe siècle. Pour enjamber le fossé, on traverse l’imposante porte d’armes à pont-levis. À l’intérieur, une expo évoque le prince Henri le Navigateur et les grandes expéditions portugaises qui partirent de Lagos au XVe siècle.

On retrouve Henri, un peu plus à l’ouest dans la forteresse de Sagres. Le souverain y aurait fondé une école de navigation et formé les premiers explorateurs. Pour imaginer les bateaux de l’époque partir vers de nouvelles contrées, rien de tel que le cap Saint-Vincent, pointe sud-ouest de l’Europe. La réceptionniste de l’hôtel nous avait conseillé un coupe-vent. À peine descendu de voiture, nous sommes presque déséquilibrés par les bourrasques.

Quatre-vingts mètres au-dessus de l’Atlantique, le phare du cabo de Sāo Vicente offre un panorama somptueux sur la pointe de Sagres, d’un côté , sur une enfilade de falaises, de l’autre, et sur l’océan à perte de vue. Depuis le cap, nous remontons la côte vicentine, sauvage et préservée. Elle alterne criques protégées, idéales pour le farniente et la baignade, et grandes étendues plus exposées, terrain de jeux des surfeurs.

Le périple s’achève à Odeceixe, à la frontière avec la région de l’Alentejo, sur une plage à cheval entre l’océan et un estuaire. Là, installé sur une terrasse, on admire le coucher de soleil sur la mer, songeant déjà à un autre secret de l’Algarve : son arrière-pays.

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