Pérou, au cœur du pays inca

Trois siècles de domination espagnole n’ont laissé qu’un vernis sur les cordillères andines. De Cuzco au Machu Picchu, plongée dans un monde fascinant où l’âme inca imprègne autant les pierres monumentales que les sourires des Quechuas.

Peu de pays peuplent autant l’imaginaire collectif, et ce, dès l’enfance : les conquistadors espagnols menés par Francisco Pizarro, les derniers Indiens réfugiés au Machu Picchu, les bijoux en or jetés en offrande dans les lacs ou versés en rançon pour l’empereur inca Atahualpa.

Le dessin animé des années 1980, Les Mystérieuses Cités d’or, y contribua beaucoup. Nous abordons le Pérou nourri de ces références et de l’inoubliable « Quand lama fâché, señor, lui toujours faire ainsi… », bénissant l’arrosage du capitaine Haddock dans Le Temple du Soleil.

Une mégapole frénétique

Lima, la capitale, nous plonge d’emblée dans un Pérou loin des images d’Épinal. Tentaculaire avec ses 8 à 9 millions d’habitants, polluée, brumeuse et embouteillée, la ville fait un grand écart social typique du continent. Première surprise avec une inattendue relève de la garde, chaque jour à midi devant le palais présidentiel.

Les cuivres et les casques à plumet rutilent, les pantalons et les épaulettes rouges contrastent avec les vestes blanches, en hommage au drapeau national. Les aires martiaux tournent vite à l’aubade, donnant une atmosphère décontractée à cette place d’Armes cernée de bâtiments officiels ou religieux.

La cathédrale étale ses autels et ses retables plaqués d’argent, ses crucifix et ses saints patrons habillés de lourds brocarts. L’art religieux baroque devait impressionner les indigènes et les pousser vers les fonts baptismaux. Au musée Pedro de Osma, détaillez la peinture religieuse coloniale, adaptation locale de modèles européens. un archange maniéré et élégamment vêtu porte ainsi une arquebuse pour être assimilé à Illapa, le dieu inca de la foudre. Le musée occupe une villa blanche début XXe, de style français, typique des quartiers aisés de Barranco et de Miraflores. Proches de l’océan Pacifique, ils restent les plus prisés, alignant galeries, restaurants branchés et façades colorées.

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