Zanzibar, au-delà du mythe

Ville labyrinthe aux 500 portes

Pour me libérer de ce poids, je déambule dans les ruelles blanchies à la chaux, parsemées d’échoppes, de charrettes et de scooters. Tout paraît bien humide et décati mais qu’importe, le charme va souvent de pair et les lourdes portes en bois sculptées n’en ressortent que mieux. Il en reste environ 500, marquant par leur taille et leur ornementation l’origine et le rang social de la famille occupante. La diversité des voiles féminins me fascine, des ensembles noirs très stricts aux légers et  bariolés, presque fantaisie.

Le marché finissant concentre le foule, plaisant quand il s’agit de déambuler parmi les étals de petites aubergines, de piments ou de bananes, plus âpre quand il faut croiser les poissons privés de réfrigération. Un peu en retrait, des hommes jouent à l’awalé, déplaçant leurs pions dans des coupelles.

La maison natale de Freddie Mercury apparaît sur une placette au débouché d’une rue. Rien d’extraordinaire hormis les vitrines remplies de photos et documents retraçant la carrière du chanteur de Queen. Plus loin, je descends jusqu’aux quais. La maison des Merveilles, ex-palais du sultan devenu musée, se refait une beauté.

Le jour et la température descendent, les dhows à voile triangulaire regagnent le port. Au loin, les porte-container s’illuminent. Les stands de brochettes, de poisson grillé et de pizza locale investissent les jardins Forodhani. Entre chien et loup, l’évident me saisit enfin: je suis vraiment à Zanzibar….

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